Unité Pastorale "Grain de Sénevé"
Sacrements

Sacrement du mariage

 

"L'amour entre un homme et une femme est inscrit au coeur du récit biblique de la Création. "C'est pourquoi l'homme quitte son père et sa mère et s'attache à sa femme et ils deviennent une seule chair" (Gn 2, 24). Le prophète Osée en fera une parabole de l'amour de Dieu pour son peuple. Au début de l'évangile de Jean, Jésus assiste à des noces, symbole de l'alliance qu'il vient renouer entre Dieu et l'humanité.

Aux yeux des catholiques, le mariage est un sacrement, un signe privilégié de l'amour de Dieu, de son alliance avec l'humanité. Les époux s'engagent à créer une véritable communauté d'amour, à se donner et à se recevoir l'un l'autre, dans la fidélité et la fécondité. Il s'agit en effet de s'aimer "comme le Christ a aimé l'Église", ainsi que le dit Saint Paul à propos du mari (Ep 5, 25). Ce sacrement est en quelque sorte le baptême du couple: il devient signe de l'amour divin et s'engage à être témoin, aux yeux de ses enfants, de l'Évangile.

Jusqu'au concile de Trente (XVIème siècle), des personnes qui avaient des relations sexuelles en ayant I'intention de vivre comme mari et femme étaient validement considérées comme mariées aux yeux de l'Église. La célébration liturgique n'était pas requise pour la validité du mariage sacramentel. Après ce concile, on rendit obligatoire l'échange des consentements devant un prêtre ayant pouvoir pour le recevoir. C'est du Christ que les chrétiens tiennent cet appel à ne pas séparer ce que Dieu a uni.

Le mariage chrétien est donc indissoluble. Les époux se sont donnés l'un à l'autre; se séparer serait se reprendre. Dans certains cas, cependant, l'Église reconnaît Ia nullité du mariage : malgré les apparences, le mariage n'a pas vraiment eu lieu. Du point de vue du droit de l'Église, il est invalide. Ce n'est donc pas un divorce, ni une annulation, mais une remise en vérité. Il se peut, par exemple, qu'un des deux conjoints n'était pas décidé à être fidèle ou à avoir des enfants. Ou qu'il n'y avait pas de vraie liberté, à cause d'une immaturité grave ou de failles psychologiques importantes. C'est la parole librement donnée et le don mutuel des corps qui font le sacrement. Quand le mariage n'a pas été "consommé", il n'est pas considéré comme indissoluble aux yeux de l'Église. Cette reconnaissance de nullité par un tribunal ecclésiastique peut déculpabiliser une personne de son échec et lui permettre de retrouver la paix intérieure.

Le mariage est un don sans retour. L'acte charnel en est comme le sceau. À installer trop vite la rencontre physique dans une relation, ne risque-t-on pas de brûler certaines étapes importantes pour la construction du couple ? Aussi beau et noble que soit cet acte, il garde en effet quelque chose d'ambigu que seul un don mutuel irrévocable peut lever. Spirituellement parlant, le croyant reçoit son conjoint comme le signe que lui donne Dieu de son amour fidèle. Attendre le moment de l'engagement en sa présence exprime que l'on ne met pas la main sur ses dons, mais qu'on les accueille. (Le livre de Tobie est ici une belle illustration de cette attitude.)

"Le Grand ABC de la Foi", Charles Delhez sj.

 

Fonder un foyer requiert le don total de soi. Le lien entre époux a été élevé par le Christ à la dignité de sacrement. Les conjoints y puisent la force et le courage de s’aider et de s’aimer dans le bonheur et dans l’épreuve, et aussi la joie et la disponibilité d’accueillir des enfants et de les éduquer

(LF, p. 132)

Informations pratiques

 

Les futurs mariés doivent se faire connaître à la paroisse au moins 4 mois avant leur mariage.
Une préparation est proposée avec des couples et animateurs d'un centre de préparation au mariage.

 

Contacts:

Abbé Armel Otabela

 

 

Secrétariat Divin Sauveur - +32 (0)2 734 11 94 - paroisse.ds@skynet.be

Secrétariat Saint-Henri - +32 (0)2 734 47 63 - paroissesainthenri@gmail.com